Fille de notaire, Jeanne L’Archevêque a vu le jour à Montréal en 1901. Marquée d’un très grand intérêt pour l’écriture et la littérature, elle a étudié en Philosophie à l’Université de Montréal. Ce sont les fiançailles entre son frère
Armand L’Archevêque et Florette Duguay qui a fait naître son amour pour Rodolphe Duguay. Le 26 juin 1929, elle épouse ce peintre paysagiste natif de Nicolet. Suite à cette union sont nés six beaux enfants, cinq filles et un garçon, dont elle ne cesse de louanger à travers ses écrits.
C’est en 1930 qu’elle fait ses débuts dans le monde du journalisme, et par la suite plusieurs ouvrages ont été publiés, plus de dix-neuf ouvrages pour la plupart illustrés par son époux, Rodolphe Duguay. En 1977, Leméac édite Lettres d’une paysanne à son fils. Il s’agit d’une correspondance de 1908 à 1927 entre Marie-Anne Duguay et son fils, Rodolphe Duguay. Dans plus de 250 lettres, elle le renseigne sur la vie de sa région, de son beau pays du Québec, afin qu’il n’oublie pas d’y revenir. Dans cette même année, Jeanne commence une série de chroniques. C’est de la mezzanine, aménagée dans l’atelier de son époux, qu’elle rédige ses chroniques, ouvrages et articles. Mme L’Archevêque est décédée en 1998 à Nicolet, en nous laissant un héritage d'une très grande valeur, de nombreux écrits, une maison imprégnée de souvenirs et de passions.
Dame L’Archevêque est une femme qui a su marquer l’histoire de sa municipalité, une avant-gardiste qui ne cherchait pas ses mots!